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Bali · Jour 102

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen

📍 Sydney 27 décembre 2007 6 min de lecture 16 photos

Ça y est, nous avons enfin réussi à télécharger le film de Garance sur la Villa. Vous pouvez aller le voir dans l’article précédent.

Vous y retrouverez le véritable héros de notre séjour Balinais (en tout cas pour les enfants) : le chat Sally. Elle volait tout ce qui se mange, passait ses nuits à se vautrer dans les canapés et ses soirées à manger les gros cafards et autres sauterelles. Mais à part ça, pour les enfants, et surtout pour Garance, Sally (et ses copains, parce qu’il y avait en permanence au moins trois chats) était adorable et restera le grand souvenir de Bali.

L’autre souvenir que nous garderons de notre séjour dans cette villa sera Ketut, notre cuisinière et aussi « chef » de notre petit personnel : une cuisinière donc, une aide cuisinière (Made), 2 femmes de ménage, 1 responsable jardin/piscine et 1 gardien de la porte (sa fonction principale consistait à ouvrir et à fermer le portail). Pour être honnête, tout ce personnel ne travaillait pas que pour nous : nous le partagions avec 2 autres villas, dont celle du propriétaire de l’ensemble. C’est impressionnant au début, mais on s’y fait très bien.

C’est de Ketut (prononcez « Ke Toute ») que nous rappellerons le plus, d’abord parce que c’est avec elle que nous avons passé le plus de temps, mais aussi parce que c’était la seule à parler anglais. A l’image de la plupart des Balinais, elle souriait à peu près tout le temps, et terminait ses phrases par un éclat de rire.

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1

En revenant de notre stage de plongée à Tulamben, nous avions trouvé un mail de Jean-Pierre et Colette (NLDR : les parents de Christine) rédigé à peu près comme suit : « TROP FROID EN FRANCE – STOP - ARRIVONS DANS 8 JOURS – STOP –»

Leur arrivée a eu plusieurs effets directs : une explosion de joie des enfants à leur arrivée, un boom économique dans les secteurs du massage et des grands restaurants et une confusion linguistique généralisée, quand Jean-Pierre s’obstinait à compter « Uno, Dos, Tres » devant des serveurs interloqués que Colette remerciait d’un sincère « Danke Schoen ».

Cela nous a permis aussi de mettre fin, au moins temporairement, à nos petites habitudes de famille en vadrouille depuis 3 mois, du genre la répétitive belotte avant diner.

C’est donc à 6 que nous avons poursuivis la visite de l’île, des magnifiques rizières à terrasse jusqu’aux lacs dans les montagnes qui occupent la majeure partie de l’île. Malheureusement, le ciel s’est rappelé à ce moment-là que la saison des pluies avait commencée depuis plus d’un mois, et cela a un peu perturbé nos ballades.

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1 Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 2
Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 3 Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 4

Dans la série « nous sommes toujours aussi sportifs » (j’en entends qui rigolent), nous avons enchainé avec la journée « Rafting », quelques journées Surf (pour Antoine) et quelques journées plages où Colette et Christine ont fait la fortune des marchandes de bijoux.

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1 Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 2

Pour l’avant dernier jour à Bali, nous avions prévu de monter sur un des plus hauts sommets de l’île, le Gunung Batur, d’où la vue est parait-il superbe. Mais vu la météo, nous avons décidé de repartir pour une journée de plongée, avec cette fois-ci une grande première : Christine allait plonger. Succès total, Elle a atteint les 8 mètres !

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1 Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 2
Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 3 Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 4

Le vendredi 21, nous avons tous quitté la villa. Direction l’hôtel pour Colette et Jean-Pierre qui y ont terminé leur séjour, et le terminal de bus de Denpasar pour nous. Là, nous avons pris un bus pour Gilimanuk, la ville la plus à l’ouest de Bali et d’où partent les Ferrys pour Java. 4 heures dans un bus d’un autre âge, cela nous rappelle le Laos. On ne se lasse pas d’observer les autres voyageurs qui montent et descendent un peu n’importe où, de l’écolier qui rentre chez lui jusqu’au paysan qui descend son sac de riz en plein milieu d’une route de campagne, à des centaines de mètre de la première habitation.

Arrivé sur Java, nous mettons un peu de temps à nous débarrasser d’un « chauffeur de taxi » un peu collant qui refuse de lâcher le morceau après avoir essayé de nous arnaquer. Nous trouvons finalement quelqu’un pour nous emmener au « Ijen Resort ».

Le site est féérique. Tout au bout d’une piste défoncée de 6 km au milieu des rizières, nous arrivons à notre hôtel.

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1

A notre grande surprise, nous découvrons que nous sommes les seuls clients de l’hôtel ! Nous savions que c’était la basse saison (encore que la période de Noël est proche) et que l’hôtel n’est pas facile d’accès, mais quand même ! Nous aurons ainsi à notre disposition exclusive le restaurant, la piscine et le personnel de l’hôtel pendant 48 heures.

Le lendemain, réveil à 4h30 pour ce qui est la raison de notre visite ici : l’ascension du Kawa Ijen, l’un des volcans actifs de Java et, selon les guides de voyage, l’un des plus beaux. Sa caractéristique est que son cratère est rempli d’acide sulfurique. Cela forme un lac vert, profond de 200 mètres.

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1

Autour du lac, des colonnes de fumées chargées de souffre s’échappent du volcan. Lors des pics d’activités sismiques, l’accès au volcan est fermé parce que les jets de fumées provoquent de véritables geysers d’acide qui peuvent monter à plusieurs dizaines de mètres.

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1
Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1

Au fil des ans, le souffre s’est entassé sur les bords du lac, où les hommes des villages des environs viennent le ramasser. Dès 4h du matin, ils montent sur la crête du cratère (là où s’arrêtent les touristes), puis redescendent au bord du lac. Là, ils extraient entre 50 et 80 kg de souffre qu’ils chargent dans des paniers, puis remontent sur la crête, redescendent vers le premier village, et ils recommencent … 3 voyages par jour, pour lesquels ils gagnent environ 70 000 roupies (un peu plus de 5 €).

Comme ils ne sont pas certains que les fumées sont assez toxiques, ils fument tous comme des pompiers ! Nous avons ainsi été aimablement invités, avant l’ascension, à acheter 2 paquets de leur marque préférée (sans filtre bien sûr) et à les distribuer au fur et à mesure que nous croisions les porteurs.

Bali (Opus 2) et l’ascension du Kawa Ijen — photo 1

Nous avons ainsi croisé « Guino », qui fait ce métier depuis 35 ans et qui se vante d’avoir été le porteur personnel de Nicolas Hulot lorsqu’il est venu tourner une émission au Kawa Ijen. Java est d’ailleurs le premier endroit où, en apprenant que nous sommes français, les gens nous citent notre second Nicolas national au lieu de Zidane et Platini (d’habitude n° 1 et 2).

Dimanche 23, nous sommes repartis vers Bali pour prendre notre avion vers l’Australie. Notre périple asiatique s’est terminé dans le stress, puisque la fréquence des bus n’est pas du tout celle qu’on nous avait indiquée. Du coup, nous nous sommes entassés dans une voiture d’un Balinais qui rentrait chez lui (et qui était ravi de rentabiliser son voyage) mais qui s’est révélé un peu lent sur la route (jamais plus de 40 km/h !). Résultat : alors que nous pensions avoir 2 à 3 heures de marge, nous sommes arrivés à l’aéroport 1 heure avant le décollage.

Nous devrions maintenant être rodés, mais nos arrivées et nos départs sont toujours aussi mouvementés, et nous ne constatons pas vraiment d’amélioration. Peut-être qu’aux Etats-Unis cela ira mieux …

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Le tour du monde de Christine, Laurent, Antoine et Garance, du 17 septembre 2007 au 29 juillet 2008.

Ce site reprend le blog tdma4, publié pendant le voyage sur uniterre.com.

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