Aller au contenu
Tout autour de la terre…316 jours pour faire le tour du monde
Menu
Les récits

Le voyage

  • On part faire un tour du monde
  • Itinéraire
  • Conclusion

Afrique

  • Tanzanie

Asie

  • Chine
  • Laos
  • Cambodge
  • Bali

Océanie

  • Australie
  • Nouvelle-Zélande
  • Polynésie française

Amérique du Sud

  • Île de Pâques
  • Patagonie
  • Chili
  • Bolivie
  • Pérou

Amérique du Nord

  • États-Unis

Le blog de Garance

  • Le blog de Garance
La carte Album photos Contact
  1. Accueil
  2. Bolivie
  3. La mer de sel

Bolivie · Jour 242

La mer de sel

📍 Cochabamba 15 mai 2008 8 min de lecture 21 photos

Le samedi 3 mai, nous faisons (pour la seconde fois) nos adieux à nos hôtes du Quinta Adela à San Pedro de Atacama, et repartons à l’assaut de Licancabur. Les douaniers Chiliens commencent à nous connaître, c’est notre 3ème passage en 24 heures.

Cette fois, notre chauffeur-guide, José, nous attend comme convenu à Hijo Cajon, au poste frontière Bolivien. Il se confond en excuses pour le raté de la veille.

Nous sommes tombés sur la perle des guides. Pendant les 4 jours où il nous accompagnera, il se montrera toujours super-sympa, chaleureux, constamment de bonne humeur. Il connait la région comme sa poche, fuit les rassemblements de 4x4, trouve toujours le petit plus qui nous donne l’impression d’aller là où les autres ne vont pas. En plus, il parle un peu français. Mais pas assez bien pour prononcer nos prénoms, alors il nous a rebaptisés Christina, Lorenzo et Antonito. Il n’y a que « Garance » qu’il n’a jamais été capable de prononcer, et qu’il a simplement surnommée « La Niña » (la fille en espagnol).

A peine quitté le poste frontière, le défilé des paysages magnifiques du Sud Lipez commence.

La mer de sel — photo 1

La Laguna Verde, qui doit sa couleur au soufre et à l’arsenic qu’il contient (juste derrière, le volcan Licancabur)

La mer de sel — photo 1

Le désert de Dali (ainsi nommé parce qu’il ressemble à un tableau du peintre)

La mer de sel — photo 1

Les geysers de Sol de Mañana

La mer de sel — photo 1

La Laguna Colorada

La couleur rouge provient de crustacés microscopiques qui pullulent ici, et dont les flamants raffolent.

Côté altitude, jusqu’ici, tout le monde supporte bien. Nous sommes pourtant montés à 5000 mètres (cela restera notre record), un peu avant d’arriver aux Geysers de Sol de Mañana. A ce moment là, nous croyions que grâce aux médicaments pour le mal des montagnes, grâce à la semaine d’acclimatation à San Pedro, et grâce aux infusions de Coca que nous buvons à chaque pause, cela devrait bien se passer.

José, lui, comme presque tous les Boliviens, passe une bonne partie de la journée à mâcher des feuilles de coca. Laurent et Antoine ont essayé, mais c’est assez écœurant. Nous découvrons combien la coca est importante dans la culture Bolivienne : elle empêche le soroche (le mal des montagnes), elle coupe la faim et elle semble aussi utilisée pour soigner le mal de ventre, la fatigue, … Nous comprenons mieux en quoi la politique des US, qui veulent éradiquer totalement la culture de la coca pour empêcher qu’on puisse la transformer en cocaïne, va totalement à l’encontre des habitudes des Boliviens et pourquoi leur président actuel s’y oppose si fermement. En plus, vu qu’il semble un des meilleurs copains d’Hugo Chavez, cela doit lui faire plaisir d’embêter les « gringos ».

Après un bon déjeuner à l’hostal San Marcello (où nous devions dormir, mais du fait du retard de 24h au départ, nous allons un peu plus loin), nous continuons notre route jusqu’à l’arbre de Pierre, puis le désert de Silesi.

La mer de sel — photo 1 La mer de sel — photo 2 La mer de sel — photo 3

Nous passons notre première nuit Bolivienne ici, à l’hôtel « Del Desierto ». Plutôt bien si on compare à l’hostal San Marcelo (cf photo plus haut), bien qu’il n’y ait ni eau chaude, ni électricité après 21h. Les enfants passent une très bonne nuit, mais ce n’est pas le cas des parents : ils supportent mal de dormir à 4300 mètres. La tête prise dans un étau, la sensation d’avoir une enclume sur la poitrine et des fourmis dans les doigts nous empêchent de fermer l’œil. Le mythe du « finalement, on supporte bien l’altitude » n’aura pas duré très longtemps.

Le lendemain, nous continuons la route vers Uyuni, heureusement en descendant un peu, jusque 3700 mètres environ. Nous passons à côté d’autres lacs, le plus souvent blancs à cause du borax qu’ils contiennent, le long de la chaîne de volcans qui sépare la Bolivie et le Chili. Nous rencontrons de très nombreux troupeaux de lamas (tous domestiques) et de vigognes (tous sauvages), et traversons des plantations de Quinoa (La céréale de Bolivie, très bonne et très riche en protéines. La goûter c’est l’adopter).

Vers midi, nous arrivons à San Juan, le plus gros village du coin, pour la pause-déjeuner.

La mer de sel — photo 1 La mer de sel — photo 2

L’après midi, c’est la récompense suprême, le pompon, la cerise sur le gâteau, le truc à voir une fois dans sa vie (au moins) et qui n’existe nulle part ailleurs : le Salar d’Uyuni.

La mer de sel — photo 1

On a beau être préparé à voir le Salar, l’avoir déjà vu en photo ou en film, l’émotion que l’on ressent au milieu de cette mer de sel est assez exceptionnelle.

Le Salar d’Uyuni couvre une surface d’environ 100 km sur 100km, et sa profondeur peut atteindre 60 mètres. C’est la plus vaste réserve de sel du monde. Au milieu de cette étendue blanche, quelques îles couvertes de cactus rompent la monotonie. Nous faisons une halte sur l’une d’elle, Isla del Pescado. En repartant, José propose à Antoine de prendre le volant. Après le désert d’Australie, le Salar d’Uyuni : il va prendre l’habitude des Toyota LandCruiser !

La mer de sel — photo 1

Dernière halte pour le coucher de soleil, et pour permettre à José de nous démontrer ses talents de photographe-illusionniste.

La mer de sel — photo 1 La mer de sel — photo 2

Nous rejoignons ensuite l’hôtel de sel, à Tahua. Comme son nom l’indique, l’hôtel est entièrement construit en sel, mobilier compris : tables, chaises, et même sommiers des lits !

La mer de sel — photo 1
La mer de sel — photo 1

En repartant le lendemain matin, nous demandons à José de nous arrêter dans le village de Tahua. En nous promenant par hasard, nous tombons sur l’école, juste à l’heure où les enfants arrivent. Comme un des instituteurs est un ami de José, nous obtenons le droit de rentrer dans la cour. Début de semaine oblige, nous assistons à la cérémonie de levée de drapeau, accompagnée de musique et de danses.

Sur la route qui nous emmène à Uyuni, nous passons par Coquesa où, dans une grotte, sont conservées des momies, puis par Colchani et ses exploitations de sel sur le Salar.

La mer de sel — photo 1 La mer de sel — photo 2

A Uyuni, José tient à nous présenter sa famille. Nous déjeunons dans le petit resto qui jouxte son agence, puis ses filles emmènent Antoine et Garance pour une balade en ville. Tranquilles, ils iront boire un verre dans un café tous les quatre.

La mer de sel — photo 1

Le lendemain, José nous emmène à Tupiza, à environ 6 heures de piste, vers le sud (pas loin de la frontière argentine). Depuis que nous sommes en Bolivie, nous n’avons pas encore vu une seule route avec du bitume ! Tout se passe bien les deux premières heures, puis un bruit sec à l’arrière : une suspension vient de lâcher… Grâce à une réparation de fortune, nous arrivons jusque Atocha, bourgade minière au milieu de nulle part, mais où il y a un garage. Après un déjeuner improvisé au milieu des carcasses de voitures, nous laissons José finir la réparation et partons découvrir la ville. Nous devenons très vite le principal pôle d’attraction des habitants. Il faut dire qu’il ne doit pas y avoir beaucoup de touristes qui s’arrêtent ici, et encore moins avec des enfants.

Nous finissons par arriver à Tupiza, où nous faisons nos adieux à José, après lui avoir promis de lui envoyer des photos et des nouvelles. Nous avons vraiment passé 4 jours super avec lui. Si vous envisagez de visiter la Bolivie, n’hésitez pas à nous contacter pour que nous vous donnions ses coordonnées.

Tupiza est surtout connu parce que c’est là que Butch Cassidy et Sundance Kid sont venus commettre leur dernier forfait, après avoir fuit les Etats-Unis, et qu’ils en ont profités pour se faire tuer par la police locale. Nous découvrons sur place une autre particularité de la ville : ses restaurants sont les champions du monde de la lenteur. Jusque 1 heure et demie pour servir une assiette de frites, une soupe, une pizza et des pâtes ! Le seul coté positif, c’est que cela finit par créer une ambiance sympa entre les clients. On est presque tenté d’applaudir quand une table réussit à obtenir les plats commandés !

La mer de sel — photo 1 La mer de sel — photo 2

Nous sommes venus à Tupiza pour les paysages de Far West aux alentours, que nous partons découvrir à cheval. Les chevaux sont en pleine forme, les enfants galopent et sont ravis, Christine trotte et nous démontre qu’elle a fait énormément de progrès depuis la Nouvelle-Zélande.

Vendredi 9 mai, nous quittons Tupiza pour Potosi. Elle était encore, il y a trois siècles, la plus grande ville des deux Amériques. La faute à un Indien qui, en 1544, en faisant un feu sur une colline, s’est aperçu que le sol se liquéfiait autour des flammes : il venait de découvrir une des plus importantes mines d’argent de la planète. Aussitôt, les Espagnols ont mis la main sur le filon et ont fondé Potosi, qui est devenu une des principales ressources financières des rois très catholiques jusqu’au début du XIXème siècle.

Aujourd’hui, les mines sont quasiment épuisées, et ne sont plus exploitées que par quelques coopératives de mineurs locaux. Elles constituent pourtant une des attractions touristiques majeures de la ville. Nous avons beaucoup hésité à y aller. On nous avait dit que la visite est très difficile et que cela peut être dangereux (ils jouent un peu trop avec de la dynamite). A force d’hésiter, et vu que le hasard du calendrier fait que nous sommes à Potosi un week-end, nous ne verrons pas les mines. Nous le regrettons un peu, car ceux qui l’ont fait disent que c’est un moment fort du voyage en Bolivie. Nous nous contentons donc de découvrir la ville, qui a gardé de son riche passé de très beaux bâtiments, et nous visitons le couvent Santa Teresa où les jeunes filles de bonne famille de l’époque étaient enfermées à vie dès qu’elles atteignaient l’âge de 15 ans.

La mer de sel — photo 1

Lundi 12 mai, nous arrivons à Sucre. C’est une très belle ville coloniale, où a été déclarée l’indépendance de la Bolivie en 1825. Nous y descendons dans un superbe hôtel, un des plus beaux de notre tour du monde. Les 3 jours que nous passons à Sucre sont plutôt calmes, largement occupés par les devoirs du CNED (les enfants font leur avant-dernières évaluations).

Pour la première fois, nous rendons visite à l’Alliance Française, à qui nous empruntons quelques BD. Le reste du temps est consacré à la découverte de la ville, à la visite d’un musée et à la recherche de restos bien et pas trop long…

Nous quittons Sucre pour Cochabamba le mercredi soir. Ce premier voyage en bus de nuit va nous réserver quelques surprises, que nous vous raconterons la prochaine fois…

Dans la rubrique Bolivie

  1. La mer de sel
  2. L’altiplano bolivien

Toutes les photos : Bolivie →

← Récit précédentLa Cordillère des Andes Récit suivant →L’altiplano bolivien

Tout autour de la terre…

Le tour du monde de Christine, Laurent, Antoine et Garance, du 17 septembre 2007 au 29 juillet 2008.

Ce site reprend le blog tdma4, publié pendant le voyage sur uniterre.com.

D'autres familles autour du monde

  • Ensemble pour un an
  • acinq autour du monde
  • Les apprentis voyageurs
  • Le tour du monde de la famille Bourgine (archive)
  • Sophie et Jérôme (archive)
  • Famille Leblanc autour du monde (archive)

Sur ce site

  • Le projet
  • La carte de l'itinéraire
  • L'album photos
  • Le retour
  • Nous écrire

visites depuis la mise en ligne du site

© 2007–2026 famille Touzé · Textes et photos ne peuvent être reproduits sans autorisation.